Ce que je préfère dans l'actualité, c'est les gens

Ce que je préfère dans l'actualité, c'est les gens
Voilà un article qui me travaille depuis une bonne semaine mais plus vraiment d'actualité, et puis je tombe sur le papier d'une nana que j'ai la chance de ne pas fréquenter qui raconte son stage avec un mépris évident pour les gens et les choses qui l'entourent. Bref, après cette introduction qui me pose en coeur-sur-pâte, je ne te laisserai pas attendre davantage pour te raconter l'affaire du collectionneur de fêves.
...
1er jour au Progrès, service Temps libre (ça c'est pour faire ma pub). Jean-Jacques me demande d'appeler un ancien CRS-manager-de-cirque-collectionneur-de-fêves-de-cirque. Bon, dis comme ça, c'est risible mais je peux t'assurer que j'exultais de joie à l'idée de rencontrer le bonhomme. Dans son habit de monsieur loyal, il me tend une main ferme, franche et amicale. Direction le service photo. Et là, ce que je qualifierai d'ignoble individu, soit un homme sûr de lui, prétentieux et méchant assène à MON monsieur loyal "vous voulez pas que je prenne le père noël aussi non ? Les fêves c'est passé, faut se recycler". Et devant mon air indigné "toi t'as même pas ta carte de presse et on va te publier, ça fait 10 ans que je suis journaliste et moi on me colle à la photo. Et en plus je viens d'être papa". Espérons pour son entourage que sa femme ne soit pas enceinte tous les jours...Puis, nerveusement, le photographe arrache une fêve de la vitrine dont est si fier le collectionneur de fêves qui se confond en excuses sans raison aucune.

Passé ce petit incident, j'essaie de récupérer tant bien que mal monsieur loyal et écoute son parcours avec attention. Et je peux te dire que cet homme avait une grandeur d'âme qu'aucun président, aucun cadre supérieur, ni évidemment mon ami le photographe, n'aura jamais. Avec ses mots à lui, il m'a expliqué qu'il rêvait. Qu'il rêvait tellement depuis ses montagnes qu'il s'imaginait devenir Auguste (le vrai nom du clown, avec le nez blanc ndlr). Que quand la vie n'était pas tendre avec lui, il s'accrochait à sa passion. Il collectionnait les mignatures pour se créer le chapiteau qu'il n'aurait jamais pour ainsi fabriquer son monde de paix et de joie, où la violence et la bêtise humaine était exclues. Et un jour, alors qu'il pensait avoir terminé sa vie, un grand cirque l'avait appelé pour lui proposer cet emploi. Et dans ses yeux, je voyais mille petites étoiles briller. Avant de finir son émouvant récit que je ne traduit pas à sa juste valeur, il m'a répété par deux fois cette phrase, qu'un certain photographe ferait bien d'appliquer : "le véritable talent vient du coeur".

Le lendemain, mon article paraissait dans le journal, et je reçu un coup de fil. C'était mon monsieur loyal, qui m'appelait pour me féliciter et me remercier. Satisfaction personnelle. Et surtout conviction qu'il existe encore des gens bons sur cette foutue planète.

Parce que si ce sont les gens sensibles qui se font toujours baiser, les Autres ne l'emporteront pas au paradis..

Et en plus, j'ai gagné deux places pour aller voir Medrano ^^.


Woman, John Lenon

# Posté le jeudi 18 janvier 2007 16:05

Modifié le jeudi 24 mai 2007 04:19

Joyeux Noël

Joyeux Noël
Joyeux Noël à tous et que ce qui vous manque vous soit apporté. Bonnes vacances !

Je t'aime

# Posté le samedi 23 décembre 2006 11:45

Modifié le jeudi 24 mai 2007 04:21

Ceci est un article auto-dérisionneux -et profitez c'est tous les 36 du mois-

Ceci est un article auto-dérisionneux -et profitez c'est tous les 36 du mois-
A lire jusqu'au bout, c'est plus marrant à la fin .

Pourquoi un tel article me direz-vous alors que je nage en eaux troubles ? Et bien parce que dans la situation disons catastrophique dans laquelle je suis, mieux vaut prendre les choses avec philosophie:
mon mec m'a plaquée comme une grosse merde (n'ayons pas peur des mots !),
j'ai loupé mes partiels (ce qui est une grande première),
je passe noël en tête à tête avec papa/maman -fabuleux un tiers de buche par personne, c'est beau les grandes familles- (et tout ce que noël représente comme je l'ai longuement développé avec mon papy qui me manque plus que tout...),
je ne sais pas quoi faire pour le 31 -d'ailleurs c'est toujours naz le 31- : 5 ans que je le fait dans mon bled avec des gamins de 14 ans bourrés avec 3 kro -exepté l'an dernier où j'étais au ski et où CT moi qui étais bourrée (mais avec 2 bouteilles de champ)-.

Donc disais-je dimanche dernier, je reçois LE texto assassin qui me fait prendre conscience que oui, la période bon kaliniou gouzi gouzi est belle et bien révolue, que maintenant ce sera déprime au pti déj, blasage le midi, chougnage à l'apéro et tentative d'électrocution avec sa télécommande au dîner (oui tu l'as deviné on ne s'électrocute pas avec une zapette).

En exclusivité, revenons sur ce qui fait le quotidien d'une nana lambda après un tel geste de goujaterie. Rapellons au préalable, que j'ai passé le week-end morte d'inquiétude sans avoir de ses nouvelles, que j'ai même appelé ses potes -qui me prennent depuis logntemps pour une folle- et que c'est juste à la menace d'appeler ses parents, que le garçon m'a envoyé LE texto qu'il serait bien entendu déplacé de recopier ici.

I- La tristesse

1- Première réaction de la fille ? Chougner (et quand je chougne je fais pas semblant)
2- Deuxième réaction de la fille ? Appeler ses copines en chougnant (- jveux mouriiiiiiiir - mais non t'en trouveras un 100 fois mieux avec une grosse bite -alors là merci c'est fou comme je revis !)
3- Troisième réaction de la fille ? Appeler sa mère en chougnant (- jveux mouriiiiiiiir - j'ai attendu 33 ans pour rencontrer ton père -alors là merci jte préviens encore 14 ans comme ça je tiens pas)

II- La haine

Passé la tristesse convulsive, la fille doit alors organiser les dernières forces qu'il lui reste pour rassembler sa haine contre le monstre.
1- Accrochage d'un panneau avec le nom du dit ignoble individu, accompagné, tu t'en doûteras de noms d'oiseaux divers et variés et suivi de la mention "ne plus avoir la tentatition de le rapeller".
2- Connectage et blablatage avec les amis du gougeat. Tentative de recherche de compassion. Aucune. Un homme est un homme. Faut rien espérer d'eux. D'ailleurs peuvent pas comprendre qu'une fille soit malheureuse pour un mec (et surtout pour leur pote ndlr).

III- Récupérer l'ex
Fini la tristesse et la haine, la fille se ressaisit, elle doit récupérer son homme. Suffit de le regarder jouer avec des chatons sur ses photos de vacances, où son doux regard complètement farci sur la plage, sans oublier son bisou du soir, sa petite main rassurante... snif snif. Je rentre alors en contact avec un sorcier sur un site de magie blanche (mais puisque je te jure que je suis pas folle !). Sans aucune finance, il conssent à m'envoyer un rituel pour récupérer mon amour. Fabuleux, j'exulte de joie. Mais attends de voir l'intitulé. "Avoir un orgasme dans une baignoire et faire boire trois gouttes de l'eau dans une coupe de champagne à l'être aimé". Bon alors là les choses se compliquent. D'une : pas de baignoire. De deux : plus aucune libido donc impossible de se contenter dans une biagnorie. De trois : pas les moyens d'acheter du champagne. Et de toute façon plus de contacts avec lui. Ca pue la magie blanche crazyju va trouver autre chose de LUMINEUX.

IV- Trouver l'homme idéal
Passé la tristesse, la haine et l'envie du retour d'amour, crazyju se résoud en début de semaine, à passer à autre chose. Mais voilà, les hommes étant tous des connards-lâches-bêtes-et-méchants, difficile de trouver THE garçon gentil-doux-pur-sensible dont toutes les filles rêvent (sauf peut-être les homasses sans coeur).

1- Alors là une idée absoluement fabuleuse me vient avec E. (célibataire depuis déjà plusieurs années et chopeuse professionnelle). Et si nous partitions en chasse ensemble ? Pour mettre le maximum de chances de notre côté, il suffit de ratisser très large. 15-35 ans, tout pubs, boîtes, bars de Lugdunum sera passé au crible. Des présélections sur des critères physiques abjects seront organisées en vue de faire passer les 4 tests DIABOLIQUES :

a- gérer une fille bourrée qui menace de se jeter d'un pont. Réaction du sondé ?
* Viens on va chez moi on discutera. = fornicateur
* Viens je saute avec toi. = dérangé psychologiquement
* Viens on va discuter, moi aussi j'ai besoin de parler et je te paye une crèpe au nutella. = homme idéal

b- le shopping/la présentation aux copines. Une épreuve très dure que peu d'hommes passent, pourtant somme toute nécessaire (et oui messieurs le shopping et les copines c'est 75% de la vie d'une fille). Réaction du sondé ?
* Très sympa tes copines, j'aimerai mieux les connaître. = fornicateur
* J'aime pas ça, je préfère PS2. = gougat
* Quoi que tu mette, quoi que tu fasse, tu es toujorus la plus belle à mes yeux. = bon là c'est du rêve à l'état pur.

c- la passion reloue. Comprendre par là, inviter le perfect gay à faire quelque chose de très très relou mais qu'on apprécie beaucoup. Tricot ? Danse classique ? Peinture sur soie ? Club de jeux de société ? Là c'est simple, soit l'homme adhère et on le garde pour l'épreuve ultime. Soit c'est rentre chez ta mère.

d- l'épreuve ULTIME, la plus délicate, celle où beaucoup tomberont LAMENTABLEMENT dans le piège : le lit. Là, nos critères se séparent. Si E. cherche avant tout un étalon sauvage, je m'attacherai à des critères plus prosaïque. L'homme est-il suffisamment maladroit pour être touchant sans être un mauvais coup ? L'homme sait-il où se trouve le clitoris ? A-t-il déjà lu que la femme nécessitait 20 fois plus de préliminaires que l'homme ? Cherche-t-il bêtement à nous impressionner avec le kama sutra revisité ou avant tout à faire ce qu'on aime nous ? L'homme va-t-il chercher une clope après ? Va-t-il nous en proposer une (et oui le rituel de la clope après c'est vital) ? Ou bien s'endort-il SANS MEME FUMER (et alors là je te jure, c'est rentre chez ta mère direct coco) ?
Après avoir passé la soirée à établir notre grille de chasse, tu t'étonnes que j'ai foiré ems partiels !

2- Pour plus de sûreté et en complément de la liste, j'opine pour une recherche internet de l'homme idéal. "gentil, dépressif et suicidaire" (comme ça celui-là il me filera pas entre les doigt). Mais, me voilà fort dépourvue lorsque je réalise que les hommes "gentil,
dépressif et suicidaire" sont tous...obèses (même si je n'ai rien cotnre les personnes corpulentes of course).

3- Donc je préfère, par sécurité, m'inscrire sur tous les sites de rencontre possibles. Mais pour être sûre qu'aucun homme ne viendra pour le sexe, je ne met pas de photos. Et, bien sûr, qui va sur les profil sans photo ? Les obèses encore eux ! (bon me prends pas pour plus méchante que je ne suis, c'est de l'humour voyons).

V- Le FUCK FRIEND

Finallement, chercher l'homme de sa vie c'est trop dur. Dépitée et épuisée par une lutte acharnée (pas facile de mater tous les mecs qui passent et de se demander si c'est le bon, surtout avec le monde qu'il y a pendant les fêtes !). Alors je pense à la dernière option. Le FUCK-FRIEND, celui qui es là pour vous écouter/vous consoler mais aussi pour vous faire les calins nécessaires à votre épanouissement. Malheureusement, dans FUCK FRIEND il y a FRIEND mais surtout FUCK. Et celui que je voyais en FUCK FRIEND parfait ne semble plus sensible à mon charme. Il faut dire qu'après tous les râteaux que je lui ai mis c'est un peu normal. Pourtant hier soir, je retrouve le FUCK FRIEND à l'Ayers. Oeillade de velours, bouche pulpeuse, croisé-décroisé de jambes, le pauvre garçon ne résiste pas longtemps. Mais avant -et ô horreur- il me fait la révélation suivante, qui marquera à jamais ma vie de femme :

"Non les hommes n'aiment pas les seins d'une femme pour le côté maternel et moelleux. Il n'aiment pas poser la tête dessus. Il préfèrent poser autre chose".

Et moi qui voulait tellement un bon kaliniou !!!

Donc je me lève ce matin. Il a choppé la crève. Tant mieux ! na ! De toute façon on a fait que dormir. Enfin lui parce que moi non. Je réfléchissais déjà à la prochaine étape.

Où trouver l'homme gentil dont je rêve depuis mes 12 ans et demi ? Faut-il aller à la messe pour dénicher un catho -toujours puçeau, avec de beaux principes comme le mariage, les grandes familles, les repas au coin du feu (mmmmmm le rêve)- ou bien se reconvertir dans le social -un homme qui distribue de la soupe à des SDF peut-il être foncièrement mauvais ?-.

Alors moi je te demande, cher lecteur, où dénicher l'homme de ma vie ?
Parce que ça fait des années que je cherche et ça m'amuse plus du tout.

# Posté le jeudi 21 décembre 2006 07:37

Modifié le jeudi 18 janvier 2007 16:52

Overdose

Overdose
Vous voyez bien qu'en ce moment ça ne va pas. Que ça ne tourne plus rond. Que je n'ai plus de courage. Plus de motivation.

Vous avez certainement compris que c'était à cause d'un garçon. Vous n'avez peut-être pas saisi qu'à travers un échec, c'est souvent bien plus qu'on se prend en pleine face. La sensation d'être seule. Sans personne sur qui compter. La désillution du prince charmant. Et cette putain de manie de se parler à soi-même.
Je vais devenir folle.
Ou finir comme la Cendrillon de Téléphone. Je finis par m'en persuader.


Je suis nulle. Cette phrase d'une banalité affligeante prend toute son ampleur dans mes résultats scolaires. Plus préoccupée par l'état de mon petit coeur meurtri que par la mort de Pierre Gemayel au Liban, je suis en chute libre. Sans rien où me raccrocher. Je ne suis pas la seule. Et mes comparses de cours, n'en glandent pas plus. Pourtant ce n'est pas faute d'essayer. Je ne récupère pas l'année que j'ai sauté.

Je n'ai plus aucune motivation. Un jour, je m'étais dit pour faire un pied de nez à Thibault que j'allais trouver une passion. Parce que les gens sans passion sont fades disait-il. Mais je n'ai aucune passion. Je ne sais pas jouer trois notes avec 8 ans de piano, je dessine comme un pied et c'est peu de le dire, je ne suis même pas sportive et je ne sais pas écrire non plus. D'ailleurs je me hais de m'être illusionnée dans ce domaine. Quand je vois ce que font les autres.

Je n'ai plus aucun rêve. Je me voyais déjà en haut de l'affiche, devenir la plus grande journaliste, du plus grand magazine féminin, avec les plus grandes idées, et des milliers de lecteurs. Je voulais voir le monde, partir dans d'autres pays, rencontrer plein de gens, construire un recueil pour les plus démunis, être psychologue, ouvrir un bar, une boîte de nuit, un restaurant, devenir président de la république, créer un monde plein de couleurs, pour que tout le monde y soit heureux.
Bon je crois que si je pointe pas à l'ANPE dans 3 ans, j'aurai vraiment du bol.

Et puis ces putain de fêtes qui arrivent. Les gens qui s'aiment, les gens heureux, les familles. Merde et moi j'ai qui ? Je déambule alone dans les rues ou quand bien même je serai avec quelqu'un, je ne serai pas vraiment là, je serai perdue dans mes pensées. Trop de souvenirs d'enfance me revienne. Quand j'étais petite. Que je ne demandais rien à personne. Que j'étais seule. Que personne n'étais jamais là pour moi. Que je n'avais que moi-même à qui parler. Parce que finalement moi-même aurait du être ma meilleure amie. Puisque je n'avais que moi-même à qui parler.

J'explose, je furibonde, je craque, j'en peut plus. Je souris, je souris, je souris. je m'amuse, je m'amuse, je m'amuse. Je ris, je ris, je ris. Et toujours je suis sincère. Mais aussi vite que je suis heureuse, la tristesse m'envahie. Les larmes me montent aux yeux. Dans quelques heures je fais la fête chez moi. Il faudra bien trouver le courage. Le courage de se dire que non, je suis pourtant bien entourée. Que oui, il y a des gens qui m'aiment partout et plein de belles choses qui m'attendent. Que non je n'ai pas à me plaindre. Que oui j'ai tout pour être heureuse. Tout ? Oui. Sauf quelqu'un qui me tienne la main dans la grande roue à Bellecour et pour la vie tout court.

Aujourd'hui, je n'ai qu'une chose qui me fait encore vibrer. Aller me bourrer la gueule rue Sainte-Catherine. Parce que -dieu merci- j'ai la chance d'avoir l'alcool gaie. Et alors j'oublie, j'oublie, j'oublie. Je profite, je profite, je profite. Et je suis bien. Tellement bien. Mais tellement bien. Que je me dis que vraiment, rien au monde n'est meilleur que ça.

Et que si je devais creuver demain, j'aurai quand même pas vécu pour rien.

# Posté le vendredi 01 décembre 2006 12:40

Modifié le jeudi 24 mai 2007 04:19

Info

Info
Fini de parler des mâles. Ce blog reprend son cours normal.

Mea culpa de raconter ma vie.

Pour les voyeurs, heureuse de vous satisfaire.

# Posté le mercredi 29 novembre 2006 17:52