Theupu Power

Theupu Power
La theupu attitude vous connaissez ? Pas possible, c'est moi qui l'ait inventé.
La theupu ne pense qu'à chopper. Chopper du keumé toute la journée. Avec ses copines les theupues, elle part en quête tous les soirs et le reste du temps elle chasse en solo. Peu importe le moyen, elle arrive à ses fins. Son but ultime ? Devenir la reine des theupu, une distinction hors pair dans le milieu. Ses ennemies ? Les salopes (trop faciles), et les bonasses (trop bonnes quoi ! ). Sans oublier les choppeurs. Le choppeur, c'est une theupu version mec. Parce que, n'oublie pas la règle number one :

Au jeu de la drague et du plaisir, prends garde à chopper sans te faire chopper. Et protèges ton petit coeur de tous les vils mâles que la terre a engendré.

Tu veux toi aussi devenir une theupu et t'amuser avec d'autres theupues de ton âge ? C'est facile, il te suffit de consulter ce petit guide de la theupu attitude. Bonne lecture !

* Dès le matin, la theupu récapitule son unique objectif : chopper un max de keumé. Pour y parvenir, une tenue soft de theupu pour la journée, une tenue trash de theupu pour la soirée, un soupçon de parfum et une larme d'eye liner feront l'affaire. La theupu part en chasse.
* Dans le métro, la theupu exerce son sex-appeal sur des proies faciles, histoire de s'entraîner : des garçonnets qui vont au collège feront l'affaire.

* Au boulot, manque de pot. Le seul keumé du service a 60 ans et il est gay (encore des ennemies des theupues car inchoppables). Elle fait son croisé-décroisé au blue-eyed-CDD qui lui paye illico presto un café. Si ça pouvait être comme ça avec le loyer. Elle a au préalable étudié tous les CV des petits monteurs et épluché leur mail. L'un est maqué depuis 2 ans, l'autre a una nana à Paris et le nouveau CDD a été aperçu rue ste cath avec une nana sous le bras.

* Pause déjeuner. La theupu s'arrête à sa sandwicherie favorite, métro Saxe. Enfin, pas pour le bania-brioché. Plutôt pour le charmant boulanger tout coincé. La theupu destabilise sa proie et s'en va guillerette prendre le métro (et oui la theupu passe beaucoup de temps dans le métro, c'est donc un bon terrain de chasse).
* Métro. La theupu a investit dans un porte clé lumineux. Depuis la poche de son impert de theupu elle envoie des signes à coupe-au-bol, un jeune éphèbe dont elle ferait bien son goûter.

* Vernissage. La theupu plus que jamais en forme commence par faire du charme au médiateur culturel, pourtant de 20 ans son aîné. Elle rempile avec un jeune étudiant en arts appliqués venu contempler des corps nus à la Doua. Elle mordille ses lèvres de theupu, passe sa main dans le cou et pousse des petits chuintements de plaisir.

* Baby sitting. La theupu commence à fatiguer, bientôt 19h et toujours rien sous la dent. En cherchant à la sortie de l'étude des mioches qui s'avèrent être ceux de son kiné (et oui elle s'est démis une vertèbre à force de s'envoyer en l'air) -Très choppable le kiné d'ailleurs-, elle croise un jeune drédeu qui la prend pour une sainte "on voit que vous aimez les enfants". La theupu ne crois pas si bien dire, porte le cartable des moufflets, et les abrite sous son parapluie tout en faisant de l'oeil au drédeu (une des catégories les plus délicates à chopper car généralement insensibles au charme des theupu).

* Retour at home sweet home. La theupu fait le contre-rendu de sa journée de theupu à sa copine la theupu. Celle-ci raconte ses exploits de theupu. "Attends hier, j'ai dormi chez M. et devine quoi ? Il m'a fait des calins et des bisous sur la joue. Il m'a même pas sauté ! Non mais attends ce bâtard, sa mère la pute quoi ! Si maintenant, avoir un beau cul, ça suffit plus pour réussir dans la vie, merde jdis". Trop blasées de leur journée où elles n'ont rien choppé, les theupues décident d'aller à l'Albion. Là elle retrouveront leurs pires ennemis : les choppeurs. L'une a déjà eu le coeur brisé par l'un d'entre eux, tandis que l'autre a connu deux échecs douloureux avec les deux plus mignons. Mais elle s'en fou, notre theupu a réussi à faire cracher Mitch : le gérant du pub, que nous surnommerons "petite peste" voudrait bien la chopper ! Et du barman c'est du très très très gros sur un casier de choppeuse, ça penche en faveur du titre de reine des theupu tout ça !

* Au pub. Les theupu sont sur tous les fronts. Dans les bars, les theupues sont hyper sollicitées. Car en plus d'être super bonnes, elle n'ont pas le QI de chèvre des salopes de base. Jouer entre la chienne et la sainte nitouche, voilà toute la nuance d'une bonne theupu. Elles doivent à la fois fumer sensuellement, boire en s'essuyant goulument le coin de la lèvre, gonffler les seins, tordre du cul et faire la conversation. Erintées les theupu ne font pas de vieux os et rentrent au bercail. De rage, elles s'enfilent un mc do sur le chemin.

* Il est l'heure pour les bonnes theupues d'appeler leur mec. Car pour être une bonne theupu, il faut aussi se sentir aimée. La theupu délaissée ne fera plus du bon travail et dépérira de désespoir.
* La theupu ainsi rassurée sur son charme fou s'en va dans les bras de Morphée. Mais avant de faire de beaux rêves érotiques, elle se glisse nue sous les draps et se contente (alors ça si c'est pas une phrase de theupu qu'est-ce que c'est ^^).

PS : Of course cet article nécessitait bien un PS car je me met en danger en vous expliquant tous ces petits trucs de theupu : je susi démasquée hahaha. Plus sérieusement, si tu pense que je suis sérieuse dans cet article, achètes-toi un 2e degré. Tout ici est dérision et ironie. Evidemment toute ressemblance avec la réalité n'est pas pur hasard mais le theupu power restera un trip mémorable avec la bonasse qui pose sur le balcon. J'ajoute à son intention deux de ses remarques MSniennes à marquer dans les anal(es).

Avec toute mon affection bien chers lecteurs ^^.

"Dieu m'a tout pris mais il m'a laissé ma Julie. Merci Dieu"
"Qu'est-ce qu'il était beau ce salaud"

# Posté le mardi 27 février 2007 15:59

Modifié le mardi 27 février 2007 18:13

Elle

Elle
Je relisais de vieux article d'il y a deux ans. Pour savoir qui j'étais à l'époque. Si j'avais changé. Si j'avais grandi.

A l'époque j'écoutais Moby.
A l'époque, je croyais encore en la vie.
A l'époque je croyais encore qu'il pouvait m'arriver de jolies choses.
Parce que F. venait de rentrer dans ma vie.

Aujourd'hui, j'ai perdu tout l'espoir.
Aujourd'hui je ne rêve plus.
Aujourd'hui je deviens adulte.
Parce que c'est ce que nous devons tous faire.

Demain, je change.
Demain, je te fais confiance à nouveau. Parce qu'on s'aime sûrement encore.
Demain, je fais mes valises pour parcourir le monde.
Parce que je peux voyager de ma fenêtre.

Demain, je redeviens moi.

# Posté le lundi 12 février 2007 16:31

Schizophrénie

Schizophrénie
Ju est une fille réservée, timide, complexée, elle ne s'aime pas du tout. Elle a été très malheureuse quand elle était petite, elle s'est souvent sentie seule, abandonnée. Elle a appris à ne faire confiance à personne. Parce que tout le monde est suceptible de lui faire du mal. Elle ne croit ni aux hommes, ni aux femmes, ni en elle, ni en l'avenir. Elle est fade, personne ne la voit. Oh bien sûr, tout le monde la trouve gentille, parce qu'elle rend plein de services, elle se fait même souvent exploitée. Elle a surtout peur que les gens ne l'aiment pas. Elle est un peu parano, anxieuse, et dépressive. Elle est plutôt intelligente. En tout cas appliquée. Elle est très sérieuse, consciencieuse, raisonnable, responsable, tenace, et volontaire. Elle ne se voit pas vraiment de futur. Elle pense qu'elle souffrira toute sa vie. Dans sa tête. Son mari sera un con. Elle sera toujours toute seule avec ses enfants. Elle aura un travail de merde. Elle deviendra alcoolique. Elle crèvera jeune. Si elle ne se suicide pas avant. Dès fois que l'envie la prenne. Et elle ira au paradis.

...

Crazy est sociable, sympathique, spontannée. Elle se sent libre. Elle est parfaitement impudique, obssédée, elle ne pense qu'à chopper. Elle est sensuelle, aguicheuse, allumeuse, un brin pétasse. Elle aime provoquer les hommes. Elle aime sentir leur regard plein de désir posé sur elle et savoir qu'elle a toutes les cartes en main. Elle se fou que lse gens ne l'aiment pas, parce que elle, elle s'aime. Elle est égocentrique et prétentieuse. Elle est excessivement drôle. Chacune de ses interventions font l'admiration de ses disciples. Très brillante, elle adore ce qu'elle fait, et surtout en parler, elle en est très fière. Elle réussit à peu près tout. Et sans aucun effort. Elle voit un avenir plein de gloire. Elle aura tous les hommes qu'elle veut, et un mari adorable, des enfants parfaits, sages et polis. Un travail extrêmement épanouissant, dans une grande boîte, avec des collègues et un patron en or. Elle mourra vieille, en faisant l'amour. Et elle ira en enfer.

...

Crazy déteste Ju. Parce que Ju est faible.

Ju admires Crazy. Parce que Crazy est toute puissante.

...

Ju devient Crazy quand elle se sent aimée. Ou qu'elle a quelques verres dans le nez.

Crazy devient Ju quand on la rejette. Ou qu'elle a du chagrain.

...

Elle, c'est les deux. Elle est très lunatique. Elle peut être très malheureuse. Comme exulter de joie. Comme si deux petites voix se battaient en elle.

Elle, elle ne préfère pas Crazy. Elle aime bien Ju aussi. Parce que Ju est quelqu'un de vraiment bien. Mieux que Crazy en tout cas.

Elle, elle voudrait qu'on l'aime. Pour ce qu'elle ait.
Pas parce qu'elle est bonne. Pas parce qu'elle parle bien. Pas parce qu'elle se prend pour une comique.

Elle, elle voudrait qu'on l'aime vraiment. Avec ses qualités. Et ses défauts.
Parce qu'elle est chiante. Parce qu'elle est pessimiste. Parce qu'elle est instable.

Elle, elle voudrait qu'on l'aime tout simplement.

PS : Un petit article un peu provoc', ça faisait longtemps. Of course on ne prend pas tout au 1er degré. Et pour la photo, petit souvenir de notre week-end au ski, où il faisait, très très très beau comme vous pouvez le voir ^^.

# Posté le lundi 12 février 2007 15:52

Modifié le jeudi 24 mai 2007 04:19

La rue Sainte-Catherine : un lieu de débauche et de perdition

La rue Sainte-Catherine : un lieu de débauche et de perdition
Dans "Moulin rouge", on présente Montmartre comme le lieu de débauche et de perdition par excellence, je peux te dire qu'il en est de même de la rue Sainte-Catherine, à Lyon. Lovée derrière la place des Terreaux, ce sera résoluement "LE" lieu où j'aurai passé toute ma vie étudiante.

C'est le lieu le plus sale, le plus glauque, avec le plus de drogués et d'alcooliques de toute la ville. C'est aussi le lieu le plus festif, le plus joyeux, avec le plus couples qui se font et se défond. En deux mots c'est un échantillon de la vie telle que nous la connaissons.

Il y règne un climat malsain et étouffant mais paradoxalement si rassurant et accueillant. Dans tous les coins, tu vois des âmes décharnées, des corps fatigués, des coeurs déchiquetés qui se meuvent à la recherche d'une hypothétique renaissance. C'est le lieu qu'on choisi tous les êtres torturés pour partager leur souffrance.

...

La première fois que je suis entrée rue Sainte Catherine, j'étais encore innocente. Il pleuvait. C'était le 8 décembre 2005. Nous nous sommes engouffrés avec E. dans le 1er pub qui s'offrait à nous. A l'entrée, un nain pour videur. Au bar, Boris, un gros qui beuglait. A la sono, trois CD. Du ska, des vieilles chansons françaises et du vieux rock. Des tables dégueulasses. Une atmosphère enfumée. Nous avons tout de suite adoré. L'Abreuvoir.Un bar qui porte bien son nom. Où toutes les petites étudiantes en lettres et en psycho s'encanaillent avec des drédeux, des métaleux et des vieux, venus chercher à manger.

Et puis un jour, il y a eu Mitch. Mitch est devenu notre raison de sortir à l'Abreuvoir. Pourtant, c'était E. que se tapait Mitch, mais voir ce bonheur naissant par procuration me procurait un plaisir confondant. Et puis Mitch avait des amis. On faisait des soirées. De plus en plus de soirées. Chez de plus en plus de gens. Et c'est ainsi que nous avons découvert l'Albion.

L'Albion c'est un grand bar pub anglais sur deux étages, avec des lumières chaudes, des petits concerts de rock amateurs, de la bonne bierre en pinte et des canapés confortables. Mais l'Albion c'est aussi toute une communauté qui se retrouve tous les soirs devant sa binouze, son jeu de poker, ou sa cible de fléchettes. C'est simple, à l'Albion, on a l'impression d'être chez mamie. Le videur nous appelle par nos petits noms et je taille ses fausses dents, on peux même rouler des pelles au patron, on drague le serveur avec son torchon ridicule. Et puis, à l'Albion, il y a Mitch. Et qui dit Mitch, dit ses amis.

Il est difficile à dire si, pour deux petites gamines de 20 ans tout mouillés, trainer avec des trentenaires célibataires, divorcés, sans emploi, chez leurs parents est quelque chose de fondamentalement bon. Toujours est-il que le jeu qui s'est crée voilà près de 6 mois prend une tournure dangereuse. Entre amitié et séduction, entre ignorance et admiration, nous sommes, tous les sept, pris d'un lien qui nous étreint aussi fort que si nous étions, avant d'être nous-même, des compagnons d'infortune, qui s'étaient trouvés échoués au même moment, au même endroit.

Et de ce sentiment si fort de communion, il résulte une destruction encore plus forte. On se fait des chimères, on espère, on profite, on est déçu, on doit les quitter, on souffre. Si je te dis qu'on ne veut même pas se les taper, tu ne me croiras pas. Pourtant c'est vrai. Ce sont nos amis. Je suis fière de les connaître. Et j'espère qu'ils nous apprécient aussi.

...

Je réalise de jour en jour que la pente qu'il m'ont fait emprunter est glissante. J'ai perdu beaucoup de gens à qui je tenais à force de ne voir qu'eux, j'ai surtout perdu le goût de beaucoup de choses que j'appréciais avant. A vrai dire je crois, que, ces derniers mois,

Je n'ai vécu que pour eux

Et ils ont été ma seule raison de vivre.

...

Ils n'avaient pas le droit de nous faire grandir aussi vite. Et aussi mal.

Jack Jonhson. Good people

# Posté le jeudi 18 janvier 2007 17:17

Modifié le jeudi 24 mai 2007 04:19

Bonne année 2007 à tous (mais vraiment bonne hein !)

Bonne année 2007 à tous (mais vraiment bonne hein !)
Bientôt un mois que je n'étais pas revenue par ici, je sais je sais je vous manquais terriblement (ironique ndlr), et vous trépiniez d'impatience à l'idée d'avoir de mes nouvelles (oh oui alors chic !).

Après quelques jours de déprime à Lyon, puis quelques jours de déprime dans mon bled, puis encore quelques jours de déprime à Lyon (F. m'avait atrocement plaquée et j'avais terriblement foiré mes partiels du fait qu'il m'avait plaqué hein tu comrpends bien ?), j'ai commencé mon stage.

Et alors, c'est le bonheur absolu. Bon faut peut être pas être aussi manichéenne... (oui j'emploie des mots compliqués, parce que ma résolution Number 1 c'est devenir aussi cultivée que Jull) ! Service culture, soit, des films au ciné et des bouquins de qualité gratis, des expos, des déjeuners, des conférences de presse, des spectacles à la carte, des rencontres avec de petites gens (très intéressants) ou de grands artistes non moins intéressants (le réalisateur de 37°2 le matin, Jean-Jacques Beineix ndlr). Un ou deux articles par jours, publiés, signés, mes chevilles enflent. Mes vieux ne passent plus les portes. Bon tout le monde s'en fou à part eux, mais les rendre fier c'est déjà beaucoup (oui bon ça va, moi non plus je passe plus une porte tu crois quoi ^^).D'ailleurs j'essaie de la placer un peu partout. Genre "Ouais chui étudiante. Mouais journaliste. Bof un petit stage au progrès. Tu sais je fais des ptis trucs pour dépanner. Style j'ai rencontré Beineix. Il m'a demandé mon mail. On va peut-être se faire une bouffe. Chais pas, c'est pas trop mon genre d'homme. Ouais c'est ça je préfère le monteur. Il a un ptit air de Romain Duris à croquer. Ouais jlui boufferait bien le cul pusique tu mle dis comme ça".

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul - ou comme qui dirait l'autre, la bonne humeur, appelle la bonne humeur -, F. est revenu et ce coup-ci je ne vais pas le laisser filer.
Et mieux ! J'ai eu la note du partiel qu'il était quasi impossible que j'ai, et j'ai tout juste la moyenne ^^.

Alors maintenant je te dis pas que je suis parfaitement heureuse. Parce que tu saurai que c'est pas vrai.

Parce que là, tout de suite, moi,

J'AI PEUR QUE CA DURE PAS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


La facture d'électricité, Miossec

# Posté le jeudi 18 janvier 2007 16:35

Modifié le jeudi 18 janvier 2007 17:10