Suce et sans d'or

Suce et sans d'or
Aujourd'hui, je suis malade, clouée au lit avec 40 de fièvre, archi déprimée. En plus mon chat est mort.

Mais revenons quelques jours plus tôt, pour ce qui fut un des week-end les plus prodigieux de mon existence.

...

Vendredi, 21h.
J., la copine de N. (oui celle qui a failli baiser au milieu du salon à "la soirée") arrive chez moi. On attaque le blanc moelleux qui nous attaque pas mal. Mouille vient m'apporter ma carte d'electeurs. J. lui tape la convers pendant que je peine à tenir debout.
Décollage pour le Groun Zero. Fous rires dans le métro. On arrive ravagées. Face à la porte, je te le donne en mille : Barbie brune. "Crois pas que je t'attendais" me lance-t-il avec un petit sourire. J. s'en va déjà dragueur un vendeur de badges (elle en aura 5 sans coucher avec lui je dis respect ^^).

Je pars avec un désavantage certain : un moustique a eu la bonne idée de me piquer dans le creux de la paupière ! Echange de politesse avec Barbie brune. Le bruit me contraint à lui parler à l'oreille. De tout et de rien. Du théâtre (parce que oui je fais du théâtre tu le savais peut-être même pas !), de la musique (still again), de nos parents, de ses ex (toutes magnifiques ndlr) "c'est dur d'aimer les belles filles quand on est moche" me confie-t-il (donc c'est pas juste une impression, il est vraiment moche me dis-je).

...
On parle pendant le concert.
On parle sur la scène (ça c'est un homme).
On parle assis sur la scène.
On parle accoudé à la scène.
On parle au milieu de la salle.
On parle assis sur le bord de la scène.

On se fait foutre dehors.

J'aime ce garçon. Il a ce je ne sais quoi de Sam's town des killers (ça c'est la phrase du jour). Il est pétillant. Il est lumineux. Il est déroutant. Il innonde. Il rayonne. Surtout il a ce grain de folie qui te fais croire que, à sas côtés, tout est possible et que tu n'as plus rien à craindre.

C'est là que j'apprends que Barbie brune a une voiture. On récupère J. et un type avec des collants rayés qu'on appellera G. (et que J. se tapera plus loin ndlr).
Nous arrivons chez barbie brune, une coquette studette de style seventies. On se sert des rhum-vodka-canelle-avec-rondelle-de-citron-vert (fabuleux). Discussion à 4. Autour de l'amour. Du plaisir. Et de la fidélité.

...

A ce moment, je crois encore qu'il y a une petite chance, qu'un jour, on se marie.

" Moi ma copine je l'aime à la folie. Mais bon, les projets très peu pour moi. Le plus loin que je prévoit avec une fille, c'est un concert."

Décomposition de la crazyju.

J'explose :

"- Et bien moi je suis contre la surconsommation des êtres humains. On consomme les gens comme des handburgers. Quand on s'engage, on s'engage.
- Et si t'aimes plus la personne, me demande G., l'air penaud.
- Et ben tu restes avec, c'est tout. Tu le trompes mais tu restes avec. La vie c'est une question de devoir. Tu plaques pas une nana qui a 4 gosses pour te taper ta bonne c'est tout. (bon tu noteras que c'est complètement stupide mais tout est bon pour énerver la barbie brune).

A cet instant, je comprend qu'il faudra que je revois mes ambitions à la baisse, et que, tout au mieux, une histoire de Q avec le bonhomme était envisageable (parce que oui, un comme ça, c'est un crime de ne pas essayer. Je me demandais encore, à l'époque s'il avait un zizi...bref passons). Et j'ajouterai pour ma défense qu'au moins les choses rentreraient dans l'ordre et que je n'aurai plus rien à attendre de lui.

...

Je distingue à peine ses cheveux emmêlés posés contre mon bras.
Le salon est calme. J. et G. sont partis.
Je me souviens juste avoir voulu lui reniffler les cheveux (bon en fait je me souviens de tout hein rassure-toi ^^).
Il me parle gentiement. Je le snobe. Genre je t'ai eu tu me soules. Il est piqué.
Je suis bien.
Je ne sais même pas pourquoi.
Il ne me promets rien.
De toute façon ce n'est pas mon genre de mec finalement. Je lui dis que j'aime les hommes purs et innocents.
Il a l'air touché que je l'ai apprécié pour ce qu'il était vraiment, et pas pour l'image qu'il s'épuise à donner.
C'est un beau moment.

Ca faisait longtemps que je n'avais pas fait quelque chose sans penser aux conséquences.

...

Le jour se lève.

...

Samedi 15h. Il m'appelle.
"-T'es contente de t'être tapé moi me demande-t-il ? inquiet de n'avoir été qu'une passade.

Voulait-il que je lui dise que j'étais folle de lui mais que je ravalais mes pulsions pour m'effacer devant celle qui était arrivée avant moi.

Ou devais-je lui dire la vérité ? Que j'étais contente :
- de le connaître, en tant que personne
- d'avoir rencontré J. et N., et puis plein d'autres gens grâce à lui
- d'avoir passé de magnifiques soirées
- d'avoir vécue emplie d'espoir pendant un mois
- d'avoir fait l'amour avec quelqu'un sans me demander si c'était potentiellement l'homme de ma vie. D'avoir trouvé ça beau quand même. Et de ne pas en conclure que tous les hommes qui vous sautent sont des connards sans coeur.

- Oui, je lui réponds".

"- Non mais dis moi que tu blagues, que tu me voudrai bien au fond, il me dis.
- Non, je ne te veux plus.
- Tu joues là.
- A toi de voir"

PS : Pour mon lectorat le plus rétif, je précise que la photo est volontairement trash (dans la symbolique cela va sans dire) et j'ai même hésité à la mettre, c'est dire.
Je tiens également à préciser que si certaines personnes sont choquées que j'expose ma vie privée de cette manière, je peux très bien le comprendre. Seulement, je ne cherche pas à raconter des ébats ou des exploits. Je veux juste raconte la vie. Le plus honnêtement possible. Telle que je la vois. Parce que demain, ou jamais, tu auras peut-être besoin d'être rassuré. Sur ta façon de faire. Sur ta façon d'être. Et tu verras que moi, au moins, je ne fais rien de mieux que toi. Que nous cherchons tous le bonheur. Mais que nous ne savons aps toujorus comment nous y prendre. Bien à toi cher lecteur.

The killers - Sam's town

# Posté le mercredi 25 avril 2007 20:17

Modifié le mercredi 25 avril 2007 21:06

L'affaire du mail empoisonné (ceci est un article comique ne vous affolez pas)

L'affaire du mail empoisonné (ceci est un article comique ne vous affolez pas)
Nota bene : les prénoms sont volontairement traffiqués pour respecter l'identité des personnes mentionnées.

I- La rencontre

Un lundi matin de janvier, au journal. Conférence de rédaction. Je m'ennuie ferme. Les journalistes discutent entre eux. Ma chef me regarde d'un sourire complice en direction de l'ascenseur. Un espèce de petit bonhomme venait de faire son apparition. Pantalon pat' def' d'une autre époque, veste matelassée bleue à fourrue, écharpe rose et violette (non non j'exagère à peine). Dès que je l'ai vu, j'ai tout de suite craqué. Pourtant, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'est pas très beau. Cheveux mi-longs, retombant sur de grands yeux paniqués, nez bossu-tordu-crochu, petite bouche pâteuse, long et sec, peau laiteuse. Bref tout à fait mon genre.
Pas un regard en ma direction, totalement absorbé par son rôle de chroniqueur électro, défendant ardemment ses idées novatrices face à une table plus ou moins sceptique, pour ne pas dire hostile.

II- La discussion

Evidemment, son image s'est rapidement dissipée dans ma tête. Il me faisait juste vaguement penser à quelqu'un (qui ne sera pas foncièrement flatté par la description ci-dessus mais passons).
Conférence de presse au Radission. Je l'aperçois, avec des copines. Je peste intérieurement. Je parle à mes anciens collègues de Lyon Plus. Il m'aperçois. Je le snobe.
Ledemain, un vendredi de février. Conférence de presse à l'hôtel de ville. Cette fois-ci, plus d'audace, je vais lui dire bonjour. Il sent la clope froide masquée par une odeur de chewing gum à la menthe. Des années que mes sens n'étaient pas aussi en éveil. Très vite la conversation s'engage. Mon stage, son travail, sa formation, ma formation, les journalistes. Nous nous eclipsons dans un petit salon mitoyen. Il me révèle des ficelles du métier. Il me parle de sa musique. Nous descendons sur le parvis de la mairie. Je sors deux-trois noms de groupes qu'il serait suceptible de connaître, histoire de me faire mousser. Je lui parle du Grown Zero. Il croit prêcher une convaincue. Bon point. Je le raccompagne en bas de chez lui.
Il prend mon mail (pour m'envoyer un article qu'il a écrit ndlr).

III- La relance

Je reçois quelques minutes plus tard le dit-mail, avec des adresses de myspace et son numéro, que je n'arrive pas à ouvrir, je lui réponds pour le lui dire. Je reçois ensuite quelques communiqués de presse dénués d'intérêt.
Et puis j'oublie à nouveau. Je ne le vois plus au travail. D'ailleurs c'est les vacances. Une fois il revient. Il a l'air de me faire la gueule. Il faut dire que c'est mérité. Lorsque ma chef ironise sur ses muscles d'athlète, je pouffe de rire comme une bécasse.
Pour me rattraper, je lui parle de son concert (parce qu'entre temps j'ai écoute ce qu'il faisait). Je feins d'avoir aimé -par politesse-.
Il préfère parler avec la nouvelle stagiaire, que nous appelerons N. Je m'eclipses. Et j'oublie.
...
Et puis un jour, je lui renvoie un mail. Il n'avait jamais reçu le premier. Echanges courtois de politesses, il m'invite à une manifestation qu'il organise à l'Opéra (dont je taierai le nom pour plus de discrétion).

IV- La soirée

Sur un coup de tête, texto à N. la vieille, pour lui proposer d'y aller avec moi. Deux interminables heures à écouter un jazz-révisité pas foncièrement folichon. N. et moi -que je ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam-, nous découvrons des passions communes : déprimer, les belles lettres, les hommes et l'alcool (surtout l'alcool). Bref je l'adore déjà.
...
Mais bientôt, Barbie brune (nous appelerons ainsi le garçon du nom du surnom qu'il m'a donné) s'approche de nous, visiblement éblouis de nous voir là-bas, "c'est presque l'extase" nous confie-t-il. Il nous propose cash-pistache un after chez un ami à lui, dans un loft, place des Terreaux.
Après concertation, et pour avoir quelque chose à dire à ses potes -sous prod ou je ne sais quoi-, nous opinons pour nous bourrer préalablement la gueule chez elle, avant de rejoindre une amie de N. , que nous apellerons J.
...
2h du mat', complètement ravagées, nous sonnons chez son dit-ami. Effectivement, un loft magnifique, des musicos, des chanteuses et tout un monde dont je ne distingue pas vraiment les traits. Tandis que J. saute sur P., nous poursuivons notre découverte mutelle avec E. Bien souvent, barbie brune se joint à nous...et disparaît dès que je vais chercher une bierre ou parler à quelqu'un d'autre me précise N. Une certaine compétition s'intaure entre elle et moi, et les pronostics vont bon train (tu crois qu'il est gay ? tu crois qu'il est vierge ? tu crois que c'est un bon coup ? ect). En moi même je n'ai qu'une seule question (tu crois que je lui plaît ? ).
...
Finalement, je me retrouve à 7h du mat avec barbie brune, un couple d'ami et deux électrons libres à finir le blanc en dévorant des chips. Je te passe le moment, où, prise d'un soudain coup de folie, je me jettai sur ses cheveux pour les reniffler. Celui où, ennuyée par ses grandes théories journalistiques, je le coupe en lui demandant pourquoi il se ronge les ongles, et s'il a des lentilles. Je me surpends à lui faire croire que mes parents étaient communistes, comme les siens. Et que je suis née le même jour que lui. Je me sauve des situations extrêmes "oui moi j'écoute apoptygma berzerk, c'est norvégien tu connais pas" ou encore "oui sentimentalement, ma vie est compliquée". Nous sommes alors, comme deux enfants, absorbé par cet Autre, si proche et pourtant si innaccessible encore. Le temps s'arrête. J'aurai voulu que cette nuit ne finisse jamais.
....
Le proprio nous fou dehors. Je raccompagne barbie brune chez lui et lui taxe du feu pour la route.

V- L'affaire des mails empoisonnés

Nouvel échange de mails. Et puis, dimanche matin :
"Je t'aurai bien embrassée s'il n'y avait pas eu une fille innocente et fragile. C'est comme s'il y avait une diablotine, bien plus forte, avec ses arguments même pas si fallacieux, e tun petit ange, qui avait perdu d'avance, et pleurait seulement".
Concertation immédiate entre copines. Qu'entendre par là ? Toujours très bien conseillée, je traduit en "tu m'as allumé comme une salope mais je veux pas de toi, j'ai une meuf 100 fois mieux".

Et moi je suis pas innocente et fragile peut-être bouffon !"

Je lui assène un mail dont il se retournera encore dans sa tombe, cynique et glacial. Il me répond tout aussi sèchement.
Le jeu commence.
Il durera une semaine, à coups de 3 ou 4 mails assassins par jour (barbie molle dégoulinant sur un pare-brise, barbie écrasée sur sa boîte mail et j'en passe). Oui un jeu, car ponctué ci et là de petites allusions subtiles relatives à une possible idylle naissante. J'exulte de joie, imprime tous les mails, rentre à midi voir s'il y en de nouveaux, les relis et me fait un malin plaisir d'exercer mon genre épistolaire pour le casser.
Et si, finalement, je n'étais pas tombé sur un fornicateur ? Si finalement celui-là, il voulait me connaître avant de me ramener chez lui ? Pour une fois, j'ai rencontré un littéraire, un vrai, qui écrit bien, bien à se damner.
Je me nourrirai de tes vers quand tu m'emmènera au 7e ciel".

VI- Le coup fatal

Et puis, après un silence radio de ma part, le temps du week-end, pour voir si enfin il se déclarerais, je ne résiste plus à l'envie de continuer le jeu, il rentre à nouveau dans l'échange de missives avant de m'asséner le coup fatal :
"Tu me fatigues. J'abandonne..on dira que t'as gagné".
...
Pestant contre la terre entière, je décide alors de prendre, pour une des seules fois de ma vie, les choses en main. Finalement, la dernière fois que j'ai sauté délibéremment sur un mec insensible à mon charme, il est resté 3 ans avec moi, alors bon, ça vaut le coup !

"Je te trouve intéressant avec tes grands yeux paniqués et ton odeur de cendre froide masquée par du chewing gum à la menthe. Et j'adorai te regarder te bouffer les ongles le lundi matin aussi. Plus que l'image que tu donnes, c'est l'image que je me faisais de toi que je trouvais intéressante.

Si c'est pas la phrase du siècle, qu'est-ce que c'est que ça ??? Conluant la missive par "s'il te plaît ne me répond pas". Je m'en vais donc dormir tranquille, pensant l'affaire une bonne fois pour toute réglée.
...
Et ce matin, que vois-je sur ma boîte mail, une réponse, comme toutes les autres, avec ce qu'il
faut de sec, ce qu'il faut de subtil, bref une réponse magnifique mais...pas foncièrement réjouissante. Le damoisseau comptait me proposer un autre jeu sous peu (donc inutile de me rabaisser à mes aveux touchants mais pathétiques, sa meuf est super (penser au plus vite à un moyen de la tuer), mais on peut continuer à s'écrire, puis à se voir, en amis d'abord, on vérra où ça nous mène.

Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

Penser à :
- plus jamais s'intéresser à un moche, encore pire que les autres.
- plus jamais s'intéresser à plus taré que soi, va savoir quelle est sa prochaine étape ?
- et surtout PLUS JAMAIS PARLER A UN LITTERAIRE, trop dangeureux !

PS : Je vous tiens au courant de la suite des mes folles aventures ^^ !

Tu vois, cher lecteur, mes copines si elles m'aiment bien, c'est qu'elles sont sûres qu'au moins, on se battra jamais pour un mec !

La vie est problématique est c'est chouette, non ?

# Posté le lundi 16 avril 2007 10:59

Modifié le lundi 16 avril 2007 16:05

Les moeurs singulières de ma voisine

Les moeurs singulières de ma voisine
Ma voisine, c'est 25 centimètres qui nous séparent sur un petit pallier isolé du reste de l'immeuble.

La première fois que je l'ai vue, il était 3h du mat, elle a frappé chez moi comme une tarée. Elle était bourrée et elle avait les doigts gelés par le froid glacial. Résultat, elle n'arrivait pas à ouvrir sa porte.

En gros dans sa vie, ya le téléphone et msn. Et puis tout le reste....

Ma voisine a des moeurs bizarres. Elle a besoin de trois réveils et deux appels téléphoniques pour se lever. Le pire c'est le dernier, elle le laisse sonner un quart d'heure avant de dénier l'éteindre.
Et puis elle ferme la porte du sas à double tour. Comme si quelqu'un voudrait l'agresser.
Elle parle avec les témoins de Jéhovah pendant des heures. Et elle reçoit le plombier en pyjama.
Et elle téléphone dans les escalier en écrasant sa clope contre les murs.

Elle a des amis étranges. La petite blonde frisée, je me la taperai bien. A chaque fois qu'elle arrive, généralement deux fois par semaine, elle remarque que ça sent le shit chez moi. Et elle met du system à fond. Parfois elle insulte ses parents au téléphone. Et elle jure comme un charretier. Mais je maintiens qu'elle est super jolie sa copine. Surtout quand elle portait des baggys et qu'elle avait ses ateba violettes. Elles ont l'air de bien se marrer. On les entend encore à 6h du mat'.

Ya ses copines aussi. Elles sont super bonnes aussi. Celle qui passe le plus souvent est pas toujours très commode. Elle râle tout le temps que la sonnette ne marche pas. Les autres sont hytériques. Elles vont louer des films de boules à 3h du mat et elles se pouffent comme des greluches sur leur histoires de zizi. Elles écoutent Shakira et Beyoncé. Insuportable.

Enfin ma voisine c'est pas mieux, quand elle aime une chanson, tout le monde est au courant. Elle l'écoute non stop pendant 15 jours et après ça change. Autant vous dire qu'il vaut mieux qu'elle ait du goût ! Yen a d'autres qui viennent aussi, mais moins souvent. Une grande brune qui vote Sarkozy. Et une moyenne brune qui parle tout le temps, avec un garçon en général. L'autre fois yavait même une blonde qui écoutait du Bénabar. Et ya la petite rockeuse avec sa frange noire qui vient aussi mais plus calme celle-là.

Et ma voisine et ces histoires de mecs c'est insupportable. Passé un temps, elle en avait un régulier. Il est bien venu un an et demi. Un week-end sur deux. Au début, je les entendait se marrer et chahuter. Des fois, il dînaient à l'étage dehors, avec RTL2 à travers la fenêtre. On entendait les ressorts grincer. Et puis un jour, il est moins venu. Et c'était juste pour s'engueuler. Des fois, il boudait des heures dehors. Et puis un jour, il est presque plus venu. Alors elle pleurait de plus en plus. Le jour, la nuit, tout le temps. Odieux.

Sa période drédeu, j'ai détesté. Ils tapaient des soirées jusqu'à point d'heure. Une fois, yen a un qui s'est endormi et a vomi dans le hall. Yen a un autre qu'elle a carrément foutu dehors parce qu'il la harcelait.
Et puis ya eu la bataille de purée, à 5h du mat', par des potes de ses copines, la voisine a du sortir pour gueuler. Et une fois, ya le mec d'une de ses copines qui est venu chercher sa nana qui en fait était partie dormir chez son amant. Bref jte raconte pas les moeurs débridées de ses amies.
Récemment, elle fait plus trop de grosses soirées. Elle rentre plus tard du coup. Pas toujours seule mais bon. Elle a besoin d'affection cette petite.

Elle part souvent en week-end, avec son petit sac à dos bleu trop moche ou sa valise à roulettes. Et elle doit trainer son rat alors elle misère dans les marches. Comme quand elle porte ses bouteilles d'eau.

Malgré tout, elle est attachante ma voisine. Elle sait rendre des services, pour les trois fois où j'étais enfermé dehors. Et je suis abonné à son ouvre-boîte. L'autre jour, je guettais quand elle arrivait et j'ai prétexté le recenssement pour lui placer que j'arrêtais le taf de nuit. Son amant a dit que j'étais proxénète. Comme ça j'arrêterai de la réveiller tous les soirs.


Finalement, je crois pas que je vais déménager ^^.

# Posté le lundi 09 avril 2007 18:42

Modifié le mardi 10 avril 2007 17:26

Dialogues

"-Que fais-tu ?
- ma valise.
- un dimanche soir ? Qu'est-ce que tu fuis ? m'avait-il demandé comme s'il avait attendu une réponse honnête et sincère.
Mais qu'est-ce donc que je fuyais au juste ? Cette odeur de cendre froide impreignée jusque dans mes draps, ce maudit bar et ce sal goût d'orge jusque dans mes veines, le visage déformé par la grossierté du videur, ou tout simplement celui que nous appelerons modestement Petite Peste ?
- absoluement rien. Je suis en vacances, je pars quelques jours".
J'avais cru déceler une certaine humanité dans le personnage. Quelques compliments avaient dû lui échapper. Bien vite rattrapés par un rituel élaboré de je-m'en-foutisme horripilant.

"Restes comme tu es. Tu es très bien", il m'avait dit avant de m'asséner un "bye" absoluement impersonnel.
Comme pour m'encourager à revenir.

...

Ce matin, après quelques jours dans le sud, loin de notre lot de prises de tête quotidienne, je l'ai vu se connecter sur msn et l'ai yuté (du verbe yuter = saluer par un YUT).
"- Que fais-tu aies-je demandé, pleine d'espoir
- J'hésites à m'astiquer le poireau.
- En pleine après-midi ? aies-je hasardé, cherchant à faire jeune et authentique
- Tous les mecs te diront qu'il n'y a pas d'heure pour se pougner".

Et voilà. Mes vains espioirs de quelques jours anéantis en quelques minutes. Non vraiment, les alcooliques dépressifs de la rue sainte cath ne sont pas fréquentables.

...

J'ai alors appelé Petite Peste. Et je lui ai balancé ses quatre vérités. Il a pris pour tous les autres. Il m'a écouté tour à tour maudir ses potes qui se ventent d'avoir gang-bangué la planète entière, son bar, son milieu, sa vie. Je l'aurai presque accusé de ma décadence. Lui, d'habitude si éloquent n'a fait qu'acquiescer. D'un peu plus, il aurait presque eu l'air malheureux.

...

Lorsque j'ai finalement raccroché, j'étais presque à regretter de ne pas être allée une dernière fois au Johnny Walsh, comme tous les mercredis soirs. L'écouter me parler de volley, alors que je déteste ça. L'entendre pour la 15e fois me venter les vertus de son ex. Et voir son oeil briller en repensant à la fois, où, avec son percussionniste, ils ont baisé dans le même appartement, avec la même fille, sans même s'en rendre compte. Et puis me dire aussi, que quand on se marie, la femme de sa vie danse avec un autre.

...

Finallement, je suis allée m'enfiler un brownie à Hagen Dazz. Et un monaco au façade café. Avec Mmm et ses chaussures médicalisées ^^. Et puis m'en griller deux ou trois sur les toits de Vaise. J'ai donné l'ultime chance à l'Ex, celui qui désormais, représentera mon Idéal, que je devrai m'efforcer d'oublier.

Et me retrouver.

Et me reconstruire.

Pour me perdre à nouveau.

De Musset écrivait qu'on ne devait pas badiner avec l'Amour. Mais l'Amour tel qu'on nous le sert aujourd'hui est tout juste bon à donner aux chiens.
Aujourd"hui, on consomme les gens comme on dévore nos hamburgers. On les suce jusqu'à l'os pour mieux les balancer une fois vidés de leur substantifique moelle.


Désolé Alfred, Amour est mort.

Et si Amour est mort, moi je vis encore.

Mais pour combien de temps ?


"Tu as l'air presque bien. Tu as pris des couleurs."

# Posté le jeudi 29 mars 2007 20:26

Modifié le vendredi 30 mars 2007 10:40

La semaine de l'optimisme

La semaine de l'optimisme
Samedi dernier, en rentrant, je me suis psoée la question :

Comment les gens heureux font-ils pour être heureux ?
Il sne se prennent pas la tête.

J'ai alors entamé un pari audacieux avec moi-même (car nous sommes souvent en compétition) :
Pendant une semaine, jour pour jour, bannir tout péssimisme.
Entendre par là : ne plus déprimer, ne plus me plaindre de déprimer, et arrêter de déprimer les autres.

Jour 1 dimanche :
Leçon numéro 1 : positiver.
Dans chaque contrariété, il y a du positif.
Mon voisin me réveille à 14h alros que j'avais rpévud e dormir jsuqu'à 16 ? Génial, c'est l'occas de profiter de cette belle journée.
Rien àf aire et personne de dispo ? Et si j'allais aus alon des arts créatifs, j'ai une palce gratis.
Le bus n'arrive pas ? Raison de plus pour appeler une bonne vieille copine perdue de vue.

Pour m'aider dans la tâche, je sifflotes gaiement, finissant par me persuader que la vie est belle tout bonnement.
Je me fait arrêter par le vigil d'Eurexpo aprce que je cueille des jonquilles dans le pré.
Or les jonquilles permettent :
1- d'avoir l'air d'une fille cool avec des fleurs des champs sous son impert de ville.
2- de se faire remarquer
3- d'égayer son itnérieur

Avant de terminer cette jorunée "Total positivisme", "Bruce tout puissant", la preuve apr quatre que :
- Dieu n'a pas que ça a faire de s'occuper de nos petits soucis quotidiens.
- S'il nous arrive de sales trucs, il ne faut s'en prendre qu'à soi-même.

Jour 2 : lundi
La mission continue : résister au boulot à notre pire ennemi : la morosité.
Projection de "J'attends quelqu'un" ou comment toujours garder espoir et confiance.
Conférence de presse avec Jérôme Bonnell le réalisateur. Extrêmemnt charmant, la conversation tourne plus à une étude analytique de son film et de sa charmante personne qu'à une simple interview cinéma.
Passage à l'Albion. Pour une fois, nous faison le Quizz et même dernières et debout, on profite de ce moment de sociabilisation intenses avec nos camarades de fortune. Echanges de réponses, ou infiltration, tous els moyens sont bons pour rencontrer du monde ou renouer avec ceux qu'on avait diabolisé.

Jour 3 : mardi
Deux jorus que je tiens, je suis sur la bonne voie.
Article super-méga-relou sur la mode. Et alros ? je me cultive !
Soirée d'innauguration du Printemps de spoètes. Ecouter des slameurs réciter els vers de Rné Char ? Super chiant, sauf que le buffet est délicieux et le mousseux aussi;
Passage éclair alone par l'Albion. Personne ne me bouffe. Fabuleux !

Jour 4 : mercredi
Pas de déprime oud e mélancolie à l'horizon. Le soleil brille toujorus sur cette semaine si aprticulière.
Soirée Agnès Jaoui à l'Insitut Lumière. Cette pauvre conne rpétentieuse et superficielle ? No soucy, elel chante bien.
J'ose.
Aller au Johnny Walsh, à minuit, rejoindre le gérant de l'Albion. Il s'avère que, malgré son âge avancé, c'est un type très généreux et passionnant. Ca tombe bien, il semble m'apprécier aussi.

Jour 5 : jeudi
La fatigue se fait sentir, la jorunée s'annonce plus difficile.
Représentation du "Petit ramoneur" au Théâtre Nouvelle Génération. Les fauteuils sont très conforables.
Vernissage du Salon International de Printemps quai de Bondy. Rencontre de divers artistes peintre stalentueux et symapthiques. Particulièrement Daniel, qui me guide à sa manière entre les tableaux de l'expo.
J'ose
Demander à Thierry deux palces pour le concert d'Indochine à la Halle. Et j'y court aussitôt. Du vrai show et du bon Sirkis.

Jour 6 : vendredi
Plus que quelque jorus à tenir.
Interview du président de Palais idéal du Facteur Cheval d'Hautevilles. Connais rien au jazz mais le bonhomme est si passionnée qu'il ne s'aperçoit de rien.
Hop deux articles vite fait bienf ait et je file à la fête de Romain à Vienne.
Tèrs bonne soirée (tud evineras pourquoi).

Jour 7 : samedi
La semaine s'achève. Et si je recommençais encore et encore ?
Réveil de bonne humeur. Grand ménage.
Refoulage mémorable du life avec les filles. No soucy ! "On est au-dessus de tout ça" comme dit la Maria. Soirée mémorable au Kiss Club (on pensera à pas ... revenir). En dernier reocurs : Koubalibre (bon jes ais c'est la honte). Au final, très bonne soirée. Rencontre d'un novueau trentenaire à problèmes (je crosi que je les attire comme des aimants !).

Et si, finalement, totues les semaines devenaient els semaines de l'optimisme ?

Le bonheur est à porté de main. Il suffit de bien vouloir la tendre.

Mylo - Otto's journey

# Posté le samedi 10 mars 2007 22:59

Modifié le jeudi 24 mai 2007 04:19