Mais revenons quelques jours plus tôt, pour ce qui fut un des week-end les plus prodigieux de mon existence.
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Vendredi, 21h.
J., la copine de N. (oui celle qui a failli baiser au milieu du salon à "la soirée") arrive chez moi. On attaque le blanc moelleux qui nous attaque pas mal. Mouille vient m'apporter ma carte d'electeurs. J. lui tape la convers pendant que je peine à tenir debout.
Décollage pour le Groun Zero. Fous rires dans le métro. On arrive ravagées. Face à la porte, je te le donne en mille : Barbie brune. "Crois pas que je t'attendais" me lance-t-il avec un petit sourire. J. s'en va déjà dragueur un vendeur de badges (elle en aura 5 sans coucher avec lui je dis respect ^^).
Je pars avec un désavantage certain : un moustique a eu la bonne idée de me piquer dans le creux de la paupière ! Echange de politesse avec Barbie brune. Le bruit me contraint à lui parler à l'oreille. De tout et de rien. Du théâtre (parce que oui je fais du théâtre tu le savais peut-être même pas !), de la musique (still again), de nos parents, de ses ex (toutes magnifiques ndlr) "c'est dur d'aimer les belles filles quand on est moche" me confie-t-il (donc c'est pas juste une impression, il est vraiment moche me dis-je).
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On parle pendant le concert.
On parle sur la scène (ça c'est un homme).
On parle assis sur la scène.
On parle accoudé à la scène.
On parle au milieu de la salle.
On parle assis sur le bord de la scène.
On se fait foutre dehors.
J'aime ce garçon. Il a ce je ne sais quoi de Sam's town des killers (ça c'est la phrase du jour). Il est pétillant. Il est lumineux. Il est déroutant. Il innonde. Il rayonne. Surtout il a ce grain de folie qui te fais croire que, à sas côtés, tout est possible et que tu n'as plus rien à craindre.
C'est là que j'apprends que Barbie brune a une voiture. On récupère J. et un type avec des collants rayés qu'on appellera G. (et que J. se tapera plus loin ndlr).
Nous arrivons chez barbie brune, une coquette studette de style seventies. On se sert des rhum-vodka-canelle-avec-rondelle-de-citron-vert (fabuleux). Discussion à 4. Autour de l'amour. Du plaisir. Et de la fidélité.
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A ce moment, je crois encore qu'il y a une petite chance, qu'un jour, on se marie.
" Moi ma copine je l'aime à la folie. Mais bon, les projets très peu pour moi. Le plus loin que je prévoit avec une fille, c'est un concert."
Décomposition de la crazyju.
J'explose :
"- Et bien moi je suis contre la surconsommation des êtres humains. On consomme les gens comme des handburgers. Quand on s'engage, on s'engage.
- Et si t'aimes plus la personne, me demande G., l'air penaud.
- Et ben tu restes avec, c'est tout. Tu le trompes mais tu restes avec. La vie c'est une question de devoir. Tu plaques pas une nana qui a 4 gosses pour te taper ta bonne c'est tout. (bon tu noteras que c'est complètement stupide mais tout est bon pour énerver la barbie brune).
A cet instant, je comprend qu'il faudra que je revois mes ambitions à la baisse, et que, tout au mieux, une histoire de Q avec le bonhomme était envisageable (parce que oui, un comme ça, c'est un crime de ne pas essayer. Je me demandais encore, à l'époque s'il avait un zizi...bref passons). Et j'ajouterai pour ma défense qu'au moins les choses rentreraient dans l'ordre et que je n'aurai plus rien à attendre de lui.
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Je distingue à peine ses cheveux emmêlés posés contre mon bras.
Le salon est calme. J. et G. sont partis.
Je me souviens juste avoir voulu lui reniffler les cheveux (bon en fait je me souviens de tout hein rassure-toi ^^).
Il me parle gentiement. Je le snobe. Genre je t'ai eu tu me soules. Il est piqué.
Je suis bien.
Je ne sais même pas pourquoi.
Il ne me promets rien.
De toute façon ce n'est pas mon genre de mec finalement. Je lui dis que j'aime les hommes purs et innocents.
Il a l'air touché que je l'ai apprécié pour ce qu'il était vraiment, et pas pour l'image qu'il s'épuise à donner.
C'est un beau moment.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas fait quelque chose sans penser aux conséquences.
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Le jour se lève.
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Samedi 15h. Il m'appelle.
"-T'es contente de t'être tapé moi me demande-t-il ? inquiet de n'avoir été qu'une passade.
Voulait-il que je lui dise que j'étais folle de lui mais que je ravalais mes pulsions pour m'effacer devant celle qui était arrivée avant moi.
Ou devais-je lui dire la vérité ? Que j'étais contente :
- de le connaître, en tant que personne
- d'avoir rencontré J. et N., et puis plein d'autres gens grâce à lui
- d'avoir passé de magnifiques soirées
- d'avoir vécue emplie d'espoir pendant un mois
- d'avoir fait l'amour avec quelqu'un sans me demander si c'était potentiellement l'homme de ma vie. D'avoir trouvé ça beau quand même. Et de ne pas en conclure que tous les hommes qui vous sautent sont des connards sans coeur.
- Oui, je lui réponds".
"- Non mais dis moi que tu blagues, que tu me voudrai bien au fond, il me dis.
- Non, je ne te veux plus.
- Tu joues là.
- A toi de voir"
PS : Pour mon lectorat le plus rétif, je précise que la photo est volontairement trash (dans la symbolique cela va sans dire) et j'ai même hésité à la mettre, c'est dire.
Je tiens également à préciser que si certaines personnes sont choquées que j'expose ma vie privée de cette manière, je peux très bien le comprendre. Seulement, je ne cherche pas à raconter des ébats ou des exploits. Je veux juste raconte la vie. Le plus honnêtement possible. Telle que je la vois. Parce que demain, ou jamais, tu auras peut-être besoin d'être rassuré. Sur ta façon de faire. Sur ta façon d'être. Et tu verras que moi, au moins, je ne fais rien de mieux que toi. Que nous cherchons tous le bonheur. Mais que nous ne savons aps toujorus comment nous y prendre. Bien à toi cher lecteur.
The killers - Sam's town



