Pouille- Week-end à Nice/Marseille - Avril

Pouille- Week-end à Nice/Marseille - Avril
Pouille en grande conversation avec sa chaussure droite. Et pourtant, Dieu sait qu'elle pue du bec ^^.

# Posté le mercredi 20 juin 2007 19:11

Modifié le mercredi 20 juin 2007 19:59

Dream about...tu connais la suite.

Dream about...tu connais la suite.
C'était le lendemain de la fête de Mathilde. La nuit était claire. Les lumières dansaient entre les phares des voitures, boulevard des Etats. Il devait être à peu près 3h. Comme tous les jours, toutes les nuits, depuis plus d'un an, je lui parlais. Il s'était passé beaucoup de choses.

Au début, je m'en foutais. Ca m'arrangeait de me le taper parce que ma copine aimait bien son pote, et je me serai ennuyée sinon. Et puis à force, j'avais fini par le trovuer curieux. Je m'étais jetée sur lui, complètement ivre. Je m'étais assomée contre un mur. Je lui avais vomi dessus. Et je lui avais demander s'il m'aimait bien. Il m'avait demandé si je m'étais fait violée, pour avoir tant besoin d'amour. A cet instant, il était tombé amoureux.

Quand il était parti, je m'étais mise à pleurer. Et on était rentrées à l'appart s'enfiler des pains au lait dans du nutella. J'avais reçu un premier message. J'avais répondu. Et puis un deuxième. Et puis un tous les jours. Je me demandais ce qu'il me voulait. Pour moi, il habitait au bout du monde.

Quand j'étais partie en vacances chez lui, je l'avais revu. A Concorde. Parce que ça me semblait être un endroit stratégique de Paris. Il m'avait dit qu'il aimait bien mon tee-shirt. J'avais été touchée.

Après j'avais pris Internet. D'abord c'était AIM. Un jour, on m'a téléchargé msn. C'est devenu msn. Je lui racontais combien mon amoureux de l'époque me rendait malheureuse. Je lui disais que sucer une bite, c'était un peu comme manger des patates à l'eau. Ca me dérangeait pas, mais j'en rafolais pas non plus. On allait sur blablaland. Tous les matins, quand j'arrivais, je racontais à ma copine ce qu'il m'avait dit. J'y pensais tout le temps. Ca me motivait. Je me disais qu'il finirait par se passer quelque chose. Pourtant je n'attendais rien.

Un soir, je pleurais dans la rue. Une bonne femme -certainement une envoyée de Dieu- m'avait récupérée et emmenée dans un dancing de vieu. Quand j'étais rentrée, je lui avais dit de venir chez moi. Comme ça. Sur un coup de tête. On s'était bourré la gueule à la vodka. On avait discuté des heures. Je voulais jamais dormir. Quand j'étais devenue trop vulgaire, il m'avait couché. Il était resté tout habillé. Le lendemain, je crois qu'il avait osé me prendre la main.

Il était revenu une fois. On était allés à l'hôtel de la poste, à la Croix-rousse. J'avais fait tout l'annuaire pour réserver le moins cher. A son nom parce que j'étais mineure. On s'était vidé une vodka à deux. Je lui avais dit que j'aimais les fenêtres. Et la perspective de pouvoir en sauter. On écoutait rtl2. Avec la douce lumière de la lampe verte que je venais de lui offrir.

Et puis plus rien. Sa soeur lui avait dit que je le perturbais. Que ça servait à rien de s'amourracher d'une fille qui habite au bout du monde. On se reparlait parfois. Comme des ptoes. Je lui racontais des trucs de cul. Pour le choquer. Pour le faire réagir. Pour lui faire mal.

Et puis, cette nuit là. Subitement. Je lui avais dit que souvent je pensais à lui. Que je pourrai lui dire que je l'aimais plus que bien. Tout court en fait. On s'était déconnectés. J'avais rallumé mon portable. Il me disais qu'il croyait bien que lui aussi. J'avais alors senti cette douce chaleur me parcourir de la pointe des cheveux à la plante des pieds. Comme un matelas de coton qui vous enroule de sa réconfortante douceur.

...

On est partis en Espagne. Je gueulais dans la rue que c'était merveilleux qu'on s'aime.
Les apéros sur la terrasse. Le Condottière. Les choupitos. Le petit bar où on a cassé tous les verres. On s'embrassait tous. On buvait tout le temps. On baisait souvent. On faisait l'amour dans le sable. J'avais oublié mon soutien gorge dans sa valise.

Il me l'a ramené. On allait à la piscine. A la patinoire. Au bowling. Au mini-golf. Faire des jeux de société. Dans les pubs. Dans les boîtes. Dans les bars. Dans les manifestations festives. A des soirées.

On est partis au ski. Là, je commençais à l'aimer vraiment.
Sa casser la gueule à l'arrivée des téléski. Se casser la gueule sur le tire-fesse. Se casser la gueule dans les descentes. Se casser la gueule sur place. On jouait au ping pong. On baisait de temps en temps. On faisais l'amour dans la neige. J'avais rien oublié.

Il est quand même revenu. On allait à des concerts. Chez des gens. Au parc. A des manifestations festives. Il écoutait ma musique. j'écoutais sa musique. On s'endormais tout nus sur la musique. On parlait, on déprimait, on espérait, on refaisais le monde.

On est partis en Espagne. Là, je commençais déjà à souffrir de l'aimer.
Le jacuzzi. Le thon-tomate au bord de la piscine. Porter les bagages. Les boîtes. Les vodka con lemon. Dormir sur la plage. Courir nus sur le balcon. Le sable. On baisait rarement. On faisait l'amour dans l'eau. J'avais rien oublié.

Donc il est parti. J'ai cru qu'il reviendrait jamais. Comme si on m'abandonnais à nouveau. Alors qu'en fait il était juste loin. Il est revenu. J'étais devenu méchante. Triste comme c'est pas permis. Lui il était devenu con. Il était devenu heureux.

...

Et puis le temps passe. Les choses se tassent. On apprend à vivre seul. C'est rassurant. De réussir par soi-même. Mais c'est moins marrant.
Et puis le temps passe. Les choses se tassent. On apprend à accepter. Comme pour ses amis, comme pour ses parents. Comme les gens qu'on aime vraiment.
Et puis le temps passe. Les choses se tassent. On apprend à vivre seul. Même quand on est deux.

...

Des fois on est triste. Et c'est à lui qu'on raconte ses petits malheurs.
Des fois c'est l'extase. Et c'est avec lui qu'on veut partager ses joies.
Des fois on se manque. Des fois on se dispute. Souvent on se fait mal.
On fait des erreurs. On attend beaucoup de l'autre. On donne pas beaucoup soi-même.

On est quand même heureux. De se dire qu'au bout du monde ya quelqu'un qui pense à vous.

...

Des fois, j'écoute encore la 8. De Moby. Des fois j'aimerai lui chanter à l'oreille. Avec ma voix cassée de crécelle. Et une larme au coin de l'oeil. Tellement cette chanson est belle.

Ce soir, ça me donne envie de pleurer.

Ya des jours où je me dis que quelque chose est mort. Que je suis têtue de m'entêter à vouloir redonner des couleurs à une photo noir et blanc.

Ya des jours où je me dis que c'est un cadeau de Dieu. De Dieu juste pour moi. Tellement je l'ai rêvé. Gamine. Dans ma chambre.

Ya des jours où je me dis que si je le croisais demain. Dans la rue. Dans un bar. Chez quelqu'un. Je tomberai tout de suite amoureuse de lui. Je le trouverai tout timide et coincé. Pur et innocent. Je me bourrerai la gueule. Je me jeterai sur lui. Je m'assomerai contre un mur. Je lui vomirai dessus. Il tomberait tout de suite amoureux. Il poserait sa tête sur mon épaule. Et je sentirai cette douce chaleur m'envahir. Comme un manteau de coton.

...

Malgré le temps qui passe. Malgré tout. Malgré moi. Moi, je t'aime encore.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 22:02

Modifié le dimanche 17 juin 2007 22:53

Mes 20 ans (voilà titre sobre).

Mes 20 ans (voilà titre sobre).
Les fêtes, c'est souvent bien chez les autres mais chez soi quelle galère ! Avoir peur de se retrouver avec 3 pelés et un tondu (bon en fait yavait pas trop de quoi s'inquiéter : finalement c'était plutôt un demi-mètre carré de sol par personne), acheter de la bouffe qui plaît et de l'alcool en pagaille (bon là encore si mes amis ne sont pas des alcooliques ce sont bien des morphales) et puis s'assurer que tout le monde s'amuse ( ça c'est à vous de me dire) et accessoirement s'amuser soi-même (bon jpeux vous dire que pour moi ce sera limite inoubliable). Samedi, je fêtais donc, 15 jours plus tard, mes 20 ans.

Gamine je m'étais toujours dit que je me suiciderai pour mes 20 ans. J'ai toujours trouvé les âges ronds fun pour ce genre de choses. Ca laisse un petit goût doux amer.

Finalement ça attendra encore 10 ans.

17h : Fredy (le type de Paris) arrive et les conneries commencent. Il renverse le seau d'eau dégueulasse sur le local à poubelle, où mon innocente voisine jetait ses détritus. Jouissif.
19h : Arrivée de Nadia (la fille du Progrès), mini-jupe zèbre et micro-haut satin rouge qui entame avec Fredy un débat sur la non-exclusivité sexuelle dans un couple, sur les ultra-féministes et les squats artistiques dijonnais (parce que les dijonnais sont très chavins ndlr). On entame le 1er d'une longue (très longue) série de blancs moelleux.
19h30 (l'heure officielle d'arrivée) : religieusement à l'heure, Nico, Romain, Jadounette et Alexis (les amis de Terminale), beaux comme des coeurs qui choisissent la place de choix : à côté de la bouffe.
20h : arrivée des petits couples, Maria et Julien, un peu plus tard Alexandra et son Mickaël et encore un peu plus tard Valérie et son Julien. Choix d'une 2e place de choix : la canapé. On entame la 1e vodka et le 1e whisky (les 2e tout le monde les a oubliés et a fini à la bierre ndlr).
20h30 : arrivée de Julie (la copine de Nadia), Pierre (le mec que je croise partout), Aurélie (la fille qui marche tous les après-midi avec moi des heures en plein cagnard à porter une caméra et faire des reportages underground où elle cite Baudelaire).

...

Je passe les détails sur Pierre s'enfilant sous nos yeux effarés une demi flamunkuch, où je bois (involontairement) le cendard, où Nadia me renverse une demi-bouteille de Musca dessus, où je manque de casser tout le service qu'on m'a offert, ect.

...

D'un regard extérieur, mon salon rayonne, il s'illumine des couleurs de gens tellement différents mais pourtant si chers à mon coeur, tous, pour ce qu'ils sont.

Voir mes copines, avec leur mecs, et en plus pas n'importe lesquels, le genre de mecs qui les respectent, qui les apprécient vraiment, voire qui les aiment, c'est un spectacle assez déroutant. Maria et Val se cachent derrière un magazine pour parler de leurs Julien, qui eux semblent s'entendre à merveille. Alex et son homme ont une petite envie pressante et s'eclipsent (bon en fait yaV plus assez de bouffe, ils sont allés au Mc do hein).

Voir, coincés entre les saladiers et mes caisses de journaux, à discuter, les personnes que j'ai le plus appréciées de mes deux ans de scientifique, et que je ne vois maintenant pratiquement jamais, c'est un concept assez rassurant.

Voir assis sur une couverture, ceux que j'ai rencontrés plus récemment, nettement plus alcoolisés, nettement plus débauchés, mais tellement attachants, c'est une perspective assez motivante.

...

22h : Kéfran (un pote du Bar) arrive avec un bouquet tellement énorme qu'il m'aura fallu un saladier pour en venir à bout.
22h30 : j'embrasse Jade.
22h45 : je lèche du stylo à la framboise sur Julie. Idem dans l'autre sens.
23h : j'embrasse Pierre (enfin plutôt j'embrasse Fred et Pierre en même temps parce qu'il ont l'amabilité de couper le gâteau).
23h15 : Maria étale du gâteau par terre (merci Maria). Et l'essuie (mal).
23h30 : Arrivée de Jérôme qui se demande bien où il est tombé et essaie de persuader mes gentils petits camarades de beuvrie que je suis une fille sérieuse et travailleuse, et s'étonne qu'Aurélie, passablement éméchée, soit en fait complètement débauchée (je savais que cette fille avait un potentiel hallucinant quand je la voyait frénétiquement prendre des notes).

...

1h : A partir de là, les choses perdent un peu de leur cohésion. Je répète à peu près 50 fois "dans dix minutes on y va, bourrez-vous la gueule un max ici pour rien payer ensuite".
Toute la petite troupe se motive pour aller au Bar (qui en fait est près à fermer puisque nous n'avons rien moins que 2h de retard). J'embrasse Jayson (enfin je crois). J'embrasse encore Maria (elle me l'a dit hier).

...

3h : Quelques heures plus tard, nous tergiversons une demi-heure pour finir au Tonneau, quelques mètres plus loin. Aurélie brandit sa carte d'avocate pour pas payer l'entrée mais sa crédibilité à des limlites (surtout à cette heure-ci). La mèche et R. m'appellent depuis le Q-boat et s'empressent de me rejoindre (bon en fait personne n'est dupe qu'ils se sont tout simplement fait refoulés du Q-boat).

...

6h : Il reste encore debout Aurélie (décidément endiablée) qui me confie que ce soir elle a l'impression de revivre (elle a 30 ans ndlr), Pierre qui me confie que ce soir c'est la première fois qu'il arrive à être bourré, Julie et Nadia qui se disputent un drédeu et son pote-pas-drédeu-pas-top, Fredy - bien contraint de rester jusqu'à la fin et qui garde les sacs et vestes de tout le monde -. Tout un petit monde qui sautille gentiement sur le Narkotik de Liquido.

...

7h : Nous arrivons joyeusement chez moi et le drédeu et son-pote-pas-drédeu-pas-top s'enfile la moitié du gâteau-crémeux-aux-fraises qu'on s'était gardé en traitres.
8h : Départ de Pierre qui va aller s'enfiler une barquette de framboises dans l'ascenseur (cherchez pas on a sommeil).
8h15 : Tellement sommeil que je me jette bestialement sur Fredy pour faire comprendre aux protagonistes qu'il est l'heure de nous laisser copuler en paix.
8h30 : Tentative échouée. Fredy baille à s'en décrocher la machoire et va se coucher. Nouvel échec.
8h45 : Je baille à m'en décrocher la machoire et monte rejoindre le Fredy. Troisième échec.
9h : Je redescend. Je leur fait du thé. Je les assome. Je les découpe. Je les jette avec les cadavres de bouteilles vides. Non en fait, c'est bon, le drédeu décolle, il "commence à être un-tout-petit-peu-fatigué" ^^.

...

S'ensuit un charmant week-end (malgré tout le boulot de cette période d'exam), avec petit déj' au lit en milieu d'après-midi, retrouvage d'un cadeau abandonné-qui-fait-trop-plaisir-parce-qu'on-s'y-attend-pas, clopage sur les berges du Rhône à 3h du matin à se demander si oui ou non on finira notre vie ensemble (même si d'aucun sont trop bêtes pour croire que je ne suis qu'une coquête infidèle et lui un soumis échoué là par hasard), matage de Requiem for a dream à 6h du mat et OIDA matin-midi et soir (non l'OIDA n'est pas une nouvelle pratique sexuelle ramenée tout droit de la capitale ^^).

...

J'ai posé tous mes cadeaux sur le bureau pour les montrer à Mouille qui viendra me voir demain. Je regarde leur couleurs harmonieuses se marier entre elles. Le turquoise du service nargue la lampe Playboy, elle-même plus occupée à faire du pied au stylo corporel goût framboise, prêt à déflorer le bracelet noir, sous l'oeil attentif du bouquet magnifissime de Kéfran. Ect. Et je ne parle pas des boucles d'oreille de Pierre puisque je vais être obligée d'aller me les faire percer jeudi (oui oui il a retenu ^^).
Je me dis que j'aime cette image un peu libertine, mais jamais vulgaire.

...

Je me rends compte aussi que votre saveur est bien plus sucrée que tous les alcooliques anonymes qu'on peut rencontrer dans les bars et aimer pour une nuit (et j'ai dit aimer pas baiser ndlr).

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Pour faire bref et synthétique merci à tous d'être venus, merci pour tout, je vous aime très très fort, j'espère vous garder longtemps longtemps et rencontrer plein d'autres gens prêts à prénétrer le petit univers utopique de la crazyju.

...

PS : la seule photo de cette soirée : Nadia épanouie à l'idée de s'enfiler le gâteau (à défaut du drédeu...), le fameux drédeu (qui en fait était parfaitement choppable ^^) et Julie, complètement morte en train de parler à son-pote-pas-drédeu-pas-top (cherchez pas il est pas sur la photo ndlr).


Alors Jadounette - qui m'accuse d'amplifier les événements - que penses-tu du contre-rendu ? ^^

# Posté le lundi 04 juin 2007 17:01

Modifié le mercredi 20 juin 2007 20:41

Les potes de Bar (où comment voir si vous avez tout suivi)...

Les potes de Bar (où comment voir si vous avez tout suivi)...
Nota Bene : cet article rédigé à plus de 7h du mat n'est pas le fruit d'une insomniaque (quoique..) mais surtout de l'effet (surpuisant) des vitamines (surpuissantes) de V....Commencer à lire au 5e paragraphe pour les moins courageux. Les précédants n'étant consacrés qu'au rappedes faits.

Définition : Le pote de Bar est un individu lamba rencontré dans d'abjectes circonstances dans un Bar (remplacer à loisir par pub, boîte, pipe show). L'individu lambda sera alors croisé puis recroisé au dit-bar. Il deviendra alors ce qu'il est convenable d'appeler dans notre langage conventionnel de "connaissance". Certain pourtant deviendront "potes" de Bar car retrouvés au Bar, et uniquement au Bar.

...

Un vendredi soir , quelques semaines aupravant. Nous allions E. et moi (du temps où elle était encore ici) fêter le départ d'une potesse de Bar que nous appelerons Fl. (car ceci-dit dans les lois cruelles de l'attraction et du feeling, certaines femelles peuvent se tracer leur chemin). Nous ne savions guère à quoi nous attendre, mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous retrouvâmes LES potes du Bar, dit-Bar que j'avais fini par maudir pour la qualité des rencontres - peu recommandables - que nous y faisions. Quelle ne fut pas mon étonnement de rencontrer LES potes du Bar au restaurant (car apr définition le spotes de Bar ne se croisent que passablement émêchés). J'étais alors retournée au Bar, pour la première fois depuis le départ de Petite Peste (voir bien plus bas). Et j'avais retoruvé avec plaisir un Jay toujours aussi adorable, qui abreuve à loisir depuis son bar, et prostitue même ses calinous aux clientes esseulées; un R. profondément humain, voir même sympathique ; un La mèche profondément honnâte et presque contrarié de m'avoir lâchement laissée tomber parce que je lui avais fait l'affront de ne pas le forniquer le 1er soir (ceci dit en passant, il reste à la crazyju certains principes fondamentaux...) ; un T. presque intime "ça fait 6 mois qu'ons e connaît, maintenant je peux te mater le cul sans me cacher" (glamour isn't it ? ) ; une Fl. confidente de ses motivations à quitter elle aussi le glauquissime environnement du Bar ; et enfin bien sûr une Petite Peste tout simplement adorable.

...

C'est ainsi que j'ai à nouveau fréquenté Le Bar et ses curieux - mais attachants - protagonistes. Depuis led épart de E., il fallait donc me résoudre à l'évidence que mon seul moyen d eme rendre au Bar était de rpendre mes petites jambes, ma clope et ma bierre et de compter sur mon (petit mais fameux) cercle de relations (pas toujorus noblement établies mais passons). Car malgré tout le bien que je puis dire de cet endroite atypique, personne ne semble partager mona vis sur cet endroit et le commun des mortels n'y voit "qu'un pauvre Bzr où s eposer et boire sa pinte en écoutant du petit rock gentillet".

...

Vendredi dernier. Je me rends donc au Bar. Cousin y faite ses 30 ans. Celui que nous apellerons Kéfran ( et qui s'est fait sucer gratos apr une pute qu'il avait caché des flics dans l'hôtel où il est récpetionniste) a l'amabilité de me taper la convers alorsq ue j'attends J. (la copine de N. - voir les aventures avec Barbie brune). Celui que nous nommerons le Rosbeef me raconte en détails sa pasisonnante nuit de 6 heures-5 positions avec une inconnue qui l'a sucé dans un Bar concurrent (ne t'inquiète spas je ne me formalises plus de shistoires de cul que els hommes racontent pour impresionner (mais qui ? personne...)) ! néanmoins le Rosbeef est une eprsonnalité particulièrement attachant du-dit Bar et participe à son maintien en survie (personne ne s'ets remis du coup de chaud de la saint-patrick).

...

C'est alors que R. , celui qui me considères, je cite comme "sa petite soeur" (et à qui j'ai même avoué rêver tous les jours que mon frère -issu d'une hypothétique infidélité de mon père à ma mère- viendrait frapper chez moi pour me dire que non je ne suis plus seule), est vneu me parler de ses états d'âme. Le pote de Bar qui vous aprle de ses états d'âme devient alors un bon pote de Bar, ou comment il est encore plus difficile à 30 balais qu'à 20 de chercher l'âme soeur, de ne pas savoir quoi faire de sa vie et de ne aps adhérer à notre société sans pour autant savoir quoi modifier.
M., tout juste écarté par sa bonne amie de plusieurs mois, sombrait alors dans une profonde déprime.
Fl., furax, est venu me quémander les 15 euros qu'elle était en droit de quémander.
T. - qui depuis peu se tape l'ex bonne amie de M. (mais pas la bonne amie de quelques mois) avec (précisons le pour sa conscience) le conssentement de M.
Petite peste (toujorus aussi adorable) me propose de m'épouser et de me remotiver chez lui en trois mois, tout en jouant (fort bien- du noble instrument où il est si fort...).
Phénomène suffisamment rare pour être noté, je parle à une fille au Bar, 29 ans, prof de physique (en + !) et suffisament émêcher pour être prête às e taper le rosbeef (de 10 ans son cadet).

...

Et alors il s'est passé quelques chose d'abosluement fabuleux. Nous avons rigolé avec R. et La mèche. Rigolé à s'en plier en deux, à s'en taper dans la main, à s'enf aire un bisou-sur-la-joue-simplement-complice, à parler des autres - presque comme si nous, on étaient amis -. Et pour la 1e fois en un an, j'ai compris que :
Les potes de Bar me ressemblaient.

...

Nous étions tous les trois dans la rue. Moi et eux deux. Je n'aurai jamais cru devoir nous arr^ter, pliés en quatre sur un poteau, pour reprendre nos esprits avant d'aller fumer un bon (complète intelligemment ndlr) chez R.

...

La lumière se fait plus trouble. Je ne dicerne que leurs ombres et mon jugement, perturbé par les subtance sillicites absorbé - ne sait que penser entre paranoïa aïgue et désir absolu de partage humain. Je sens une main bienveillante reposer dans la mienne. Cette docue sensatio n'a point d'égal. La pression se fait tantôt plus forte, tantôt plus douce, selon la manière dont je la réceptionne. Je sens une main me masser le coup. Je continue de débattre ardiement avec R. pendant qu'il me fait de la psychanalyse de canapé.

Personne n'est contre toi. Arrête de paranoyer, les gens ne sont pas des méchants qui te veulent du mal .

J'entame alors una analyse approndindie de leurs propres personnalité, forte de nuits et nuits e réflexions sur leurs complexes personnalités avec E. Je leur révèle enfin comment nous les percevons, les uns et les autres. Viseblement, les potes de Bar en restent pantois.

Le jour où tu auras confiance en toi, tus eras présidente du monde dit-il en se mettant à genou devant moi.

...

Je ne comprends plus grand chose. Tout s'accélère très vite. Il me semble nénamoins reprendr eà plusieurs reprises mes esprits, juste le temps de rapeller que je suis complètement déchirée avant de sombrer à nouveau dans mond élire, auquel adhèrent joyeusement mes comparse,s tout aussi déhcirés que moi.

...

Difficile de décrire justement ce que je ressens alors. Une certaine satisfaction de mieux les connaître, un certain bien-être de tout oublier, mais ausis une certaine peur de me faire berner. Il se passe finalement quelque chose d'absoleuemnt fabuleux, mes craintes s'appaisent. Je commence à leur faire confiance. La main s'enfonce un peu plus dans ma peau. Je me dis qu'ils ont vécu plus ou moins les même chose que moi. En tout cas ils ont reçu la même éducation. Enfant unique de parents âgés, n'a pas manqué d'argent mais sûrement d'amour. En tout cas de soutien.
Lâchés trop tôt dans la nature sans d'autre rien d'autre que la maturité qu'il ont aquéri par la force des choses.
Doivent vivre chaque jour avec l'idée inculquée que la vie c'est moche et pas fastoche mais qu'ils dovient toujours se démerder seul, parce qu'avoir besoin de l'Autre, prêt à vous trahir à tout moement, c'est faible et c'est indigne.
Je m'abandonne dans des bras rassurants. Je ne sens aucune pernicieuse intention. Je crois qu'ils sont au moins autant heureux que moi de se confier.

...

La nuit épaisse étouffe déshumaine ville. Le jour peine à se lever sur les enfants de Saez. La peau douce étouffe les soufflements de plaisir. Le temps s'arrête pour la fausse droite. L'alcoolique goûte au répit de s'être trouvé. Les lapements disperssent le désuet parfum de délicate victoire. Ce soir, rien ne sera plus jamais comme avant.

...

Un ange passe.
Qu'il aille se faire enculer.


...

Dieu seul sait ce qu'il fera de ce moment indescriptible et délicieux. Parfois, il fait communier les corps. Parfois ilf ait communier les âmes. Parfois il fait très fort...

...

Merci Dieu.
Enfin, peut-être aies-je trouvé des gens qui pensent comme moi.

Peut-être me trompes-tu encore pour aïguiser mon esprit critique.

Peut-être me fais-tu une petite fleur parce que tu me sens vraiment complètement perdue.

Peut-être leur apprends-tu à changer.
A comprendre que ce n'est pas par le mal qu'onr épare cleui qu'on vous a fait.

...

Je sais que cet instant ne sera demain que fortuit hasard. Je sais pourtant que la prochaine fois, au Bar, nous saurons qu'il s'est passé quelque chose. Un quelque chose qui me fait dire qu'Espoir n'ets pas mort. Que si l'homme sevait parler au lieu de se dominer, il pourrait se passer quelque chose de beau sur déshumaine ville.

...

"Un jour tu écriras un livre. "

Il s'appelera sobrement pénétration mentale. Parce que c'est la plus complexe. Et la plus rare.

Il y aura une fille nue crucifiée sur la première page. Parce que la vie dans déshumaine ville crucifie ceux qui croient en Elle.

# Posté le dimanche 27 mai 2007 00:56

Modifié le lundi 04 juin 2007 17:49

20 ans qu'elle emmerde son monde ^^

20 ans qu'elle emmerde son monde ^^
Ca y est, j'ai 20 ans.
A peu près 2h que j'ai 20 ans.
Et je me sens bizarre. Rien n'a changé. Et pourtant le chiffre n'a rien d'innocent.

R. m'avait prévenue qu'à la vingtaine, on prenait conscience de certaines choses qui nous faisaient appréhender la vie autrement. Il parle de la Vérité. Un genre de secret mystique que les gens découvriraient à cet âge. Sans doûte celle dont vous bassine les philosophes. Lui, sa Vérité, ça a été de partir en Thaïlande et de faire un max de gang bang avant de rentrer en France bosser comme commercial et boire des bierres au Bar.

Mon père aussi il m'en parle de cette Vérité. A une époque, il paraît qu'il a été jeune, qu'il écrivait dans des petits cahiers des vers enflammés pour celle qu'il aimait, sur la religion, sur son existence, sur ses doûtes, sur son avenir qu'il savait incertain. Peut-être même que mon père fumait de l'herbe et baisait dans le foin. Peut-être même aies-je été conçue dans le foin ? Sa vérité a lui ça a été de devenir commercial et de retaper un village perdu dont le nom n'est même pas inscrit sur la carte au lieu de s'occuper de sa famille. Aujourd'hui tout ce qu'il sait me répondre quand je lui dis que je suis perdue c'est qu'un jour je SAURAI.

Ma mère je sais pas si elle l'a eue la Vérité. Elle me dit qu'elle n'avait pas le choix. Que quand on a pas de fric et un frère malade, on ne se pose pas des questions de merde. Elle me dit de demander à mon père. Mais si j'avais toujours demandé à mon père ce que ma mère ne savait pas dire, je ne saurai toujours pas comment on fait les bébés.

Boris il m'a dit qu'il n'avait toujours pas trouvé la Vérité. Que pourtant c'était pas faute de l'avoir cherchée. Il a bu, il a fumé, il a baisé, il a réfléchi tant qu'il pouvait mais il était toujours aussi petit face à cet Univers qui nous dévore. Alors Boris il s'est cassé, il est parti en Espagne. Et maintenant c'est pareil, sauf qu'il boit, il fume, il baise, il réfléchit, mais avec des Espagnols. C'est une façon intéressante de voir les choses.

E. elle croit qu'elle a trouvé la Vérité ça y est. Moi je crois pas. Enfin, ça me ferait bien chier qu'elle l'ait trouvée avant moi parce que je la cherche bien cette petite salope.
F. , j'ai cru qu'il l'avait. En fait c'était une feinte pour me faire croire que la vie c'est toujours beau.
Je sais pas si M. elle la cherche la Vérité. Tant mieux pour elle. Peut-être que c'est inné chez certaines personnes.

Je me demande si Gainsbourg il l'avait trouvée. Je me demande ce qu'ils font les gens qui la trouvent pas. Ils deviennent écrivains ma mère qu'elle me dit.

...

Certains cherchent midi à leur porte. La mère Michelle cherche son chat. Y en a qui cherchent l'Amour. D'autres la défonce. Ou gagner du fric pour promener sa maîtresse dans une belle voiture.

Moi je cherche la Vérité.
Et puis non en fait, trouver la Vérité ça rend les gens cons. Ils se croient tout permis parce qu'ils ont tout compris. Ils cherchent même pas à donner un indice aux autres joueurs.

...

On m'a dit un jour que le meilleur dans le but c'était la quête.
Et si la Vérité, c'était la quête de soi ?

...

Je me dis que trois fois comme ça et je crèverai. Ca donne envie d'en profiter.
Tu crois que j'ai trouvé ?

PS/ajout 10 min plus tard : Job étudiant vient de me souhaiter un joyeux anniversaire et fabuleux ! j'ai un accès premium toute la journée. Que rêver de mieux mes frères !

# Posté le dimanche 13 mai 2007 20:02

Modifié le dimanche 13 mai 2007 20:42